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jeudi 3 juillet 2008
mercredi 2 juillet 2008
Adieu fraises tagada

J'ai finalement tourné la page, Oui, je me suis mise à surveiller ce que je mange. OUH LA! UN grand moment est venu. Adieu sucre, au revoir à jamais.
Mais comment? Pourquoi? Quand? Qui?
La femme d'un de mes fabuleux choristes a réussi à perdre énormément de poids grâce à cette méthode dont j'avais déjà entendu parler, mais jamais vue tester. Le Thomas en moi ne croyant qu'à ce qu'il voit, je suis allée voir le site web de Virginie après que quelqu'un m'en ait glissé un mot. Et là, les photos le prouvaient, ça marche! et c'est quelqu'un que je connais, de mon entourage, pas une fille fictive qu'on a probablement retravaillé au Photoshop. J'ai donc décidé le soir même de foncer. Et ça fait une semaine ce matin et je me sens BIEN. Et vous allez voir ce qui s'est passé.
Lundi, je suis allée au ciné avec mes copines et en sortant, la chaleur de plomb des Champs-Elysées nous tombant dessus après 2 heures passées sous la clim du ciné, nous nous dirigeâmes fermement vers Berthillon. Impossible de résister aux glaces, je me suis dit avec une grande largesse digne de François Ier, que je pouvais m'octroyer une petite douceur vu que j'avais été plus que brave ces 5 derniers jours. Allons-y pour le Chocolat Liégeois. (tant qu'à y aller, on y va quoi!)
J'avoue que le bonheur du va et vient de la cuillère qui tapait dans la glace choco pour revenir refroidir mon gosier était jouissif. Mais cela fut de courte durée.
Aussitôt sortie de chez Berthillon, je me rendis à une répétition pour la Messe du Pape qui vient à Paris. Tout allait bien lorsque je me mis à avoir de violents maux de tête. Je rentrai chez moi, pris 2 Dolipranes. 4h du mat'. Ca recommence. 8H du mat. Pareil. Ma migraine s'est envolé à 16h lors de mon passage sur la chaise du dentiste, je ne sais pas ce qui s'est passé à ce moment là, j'y étais pour un truc banal de routine, ma migraine s'est subitement envolée.
J'imagine avoir absorbé et digéré tout le sucre que j'avais ingurgité 24h avant.
Ce qui renforce la crédibilité de cette histoire d'index glycémique, et la réussite de ma désintoxication de sucre! Donc j'y tiens, et vous raconterai la progression de ce changement radical.
Voilà, je tenais à raconter ce moment. Je crois que je vais changer. Psychologiquement et physiquement.
Petite anecdote: samedi après-midi, je suis au parc avec ma fille, et elle me dit qu'elle m'aime grosse comme je suis, moelleuse et elle a peur que je maigrisse. Je lui explique que je dois perdre du poids car je veux vivre plus longtemps, c'est pas une histoire de société ou de look, c'est vraiment pour ma santé. Je ne fais aucun cholestérol, aucun diabète, aucune hypertension, combien de temps aurai-je ce privilège? Elle me serre dans ses bras et me répète qu'elle m'aime comme je suis. A côté, un super beau mec, tout en muscle, black, s'en va avec sa copine. Il revient sur ses pas, se penche vers moi et me dit: "Vous n'êtes pas grosse, vous êtes belle, et gentille, et vous avez énormément de charme. Bonne journée..." et il s'en va avec sa copine.
J'en suis restée ... les larmes aux yeux.
vendredi 13 juin 2008
Sex and the City -

A part certaines femmes opprimées (et elles sont plus nombreuses que les autres) toutes les femmes de ce monde ont entendu parler de Sex and the City. Ma copine Karène ne peut pas supporter, elle dit que leurs conversations la gonflent, mais bon, c'est ce qui fait Karène Karène .
Pour le reste de la gente féminine occidentale, qui n'a jamais voulu ressembler à Carrie, Samantha, Charlotte ou Miranda? Le film que l'on attendait depuis 4 ans est finalement sorti le 28 Mai dans les cinémas, et j'y étais, et ce fut un pur bonheur, suivi d'une période de deuil émotionnel, car là, c'est bien fini... Je ne suis pas la seule, il y en a des millions de filles comme moi, (et des millions de gays) qui se sont ruées sur les écrans pour voir l'épilogue des aventures de Carrie et cie. Mais pourquoi cet attachement viscéral à cette série?
Les dialogues: d'une rare honnêteté, qui frappent où ça fait mal, surtout pour les hommes. Mon mari me disant que c'est une série de bonnes femmes, regardent quand même par-dessus mon épaule à chaque fois que je me regarde un épisode les soirs de grisaille parisienne pour me remonter le moral. Un de mes moments favoris est indéniablement quand Samantha va au magasin retourner son vibromasseur qui est tombé en panne. Il y a des femmes qui sont en train d'en choisir et Samantha passe ses commentaires sur chacun, et le dernier: "Pas celui là, il vous brûlera le clito". Même à travers un pantalon de ski!" Pur génie.
Les fringues: ah, si on avait toutes ce budget! J'en rêve. Et les chaussures! des Manolos, des Christian Louboutin à 500 $ la paire, des sacs gauchos Dior, des Chanel, à pleurer d'envie.
Mais pourquoi je peux pas avoir tout ça? Bouhou! Bouhou! Bouhou!!!!!!!!!!!!!!!! A noter, la robe de Carrie lorsqu'elle attend Alexandr Petrovsky dans sa chambre d'hôtel à Paris... mais les 10 robes de mariée lors du fashion shoot de Vogue au début du film sont à tomber. Surtout la Vivienne Westwood...
L'humour: Charlotte a une dépression vaginale, et ses copines découvrent qu'elle ne s'est jamais regardé là avec un miroir... Miranda lui répond donc: "no wonder your vagina's depressed..." J'adore.
La beauté du personnage de Carrie: sincère, talentueuse, névrotique, romantique, fidèle en amitié... Sarah Jessica Parker n'est pas une "belle fille", elle a des défauts bien évidents, est un peu trop maigre à mes yeux (size 0) et n'est pas Angelina Jolie que je trouve sublime, mais ces défauts la rendent encore plus attachante et c'est sa personnalité qui la rend belle à mes yeux, et n'est-ce pas l'essence de la vraie vie?
Mr BIG: Ah, Chris Noth, c'est quand tu veux. Ouf.
Bon je vais arrêter de m'épancher sur une série télé devenue un "major motion picture", mais quand on y pense, ce n'est pas qu'une série télé, c'est un phénomène de société, un moment de bonheur pur, de rêve. Et pour le prix d'un billet de cinéma, c'est peu cher payé.
vendredi 6 juin 2008
I love...

Le mois de mai - les framboises - les talons hauts - les ballerines - les Converse sans lacets - le prosecco - le champagne - Stieg Larsson - Sex and the City - le chocolat - le risotto - le Coca 0 - la vodka fraise tagada - Paris - New York City - Chocolate and Zucchini - la mer - les livres - les magazines - les restaurants - Vogue - la Formule 1 - Dior - Marc Jacobs - les gerberas - Little Italy rue Montorgueuil - le noir - Richard Strauss - Herbie Hancock - Barack Obama - Voici - McDonald's - les raviolis à la citrouille sauce beurre et sauge - les calmars frits - les cocktails - le cinéma espagnol - les films d'horreur - le ciel - les voyages - la vie.
Janvier - le 31 décembre - les homophobes - les grossophobes - les machos - Jean-Luc Delarue - Evelyne Thomas - l'humidité - toutes les pouffiasses d'Hollywood qui n'ont aucune personnalité mais qui font les manchettes tout le temps - le whisky - le rap - Planet Hollywood - les Champs Elysées - Bush - les pâtes pas al dente - la médiocrité - la méchanceté - les cons - les régimes - les abats - Rachida Dati - la mort.
Vodka tagada tsim boum boum

Depuis quelques temps, je suis directrice d'une chorale amateur qui chaque mardi me donne un petit miracle. J'ai l'habitude de fréquenter des chanteurs professionnels qui râlent et qui ont toujours toutes les meilleures raisons du monde pour excuser leurs voix. Pfffffffffffff... mais ces chanteurs de cette chorale sont heureux de chanter, sont toujours là après une journée de travail endiablée, à chanter de tout leur coeur. Ils sont la preuve que la musique est thérapeutique, et tout le monde sort de la répétition vers 22:45 avec beaucoup plus d'énergie que lorsqu'ils y sont rentrés. Le pouvoir de la musique est fort mes enfants.
Dans ce groupe, je me suis liée d'amitié avec un couple particulièrement sympa, qui m'ont transmis une recette absolument extraordinaire: la vodka aux fraises tagada.
Simple comme tout, vous prenez une bouteille de vodka, et vous y videz un gros sac de fraises tagada. Laisser dissoudre quelques jours. La vodka prendra une couleur carmin, et le goût est terriblement sympa, surtout si comme moi, vous êtes une fana des bonbons Haribo.
La recette se fait également avec des Carambars au caramel; dans les 2 cas, ils faut attendre que les bonbons se soient totalement dissous avant de boire le nectar alcoolisé.
Attention aux abus, car ça ne goûte plus la vodka, et plus on en boit, meilleur c'est...
A verser en dessert, sur une boule de glace vanille, et ajouter des amandes grillées.
Accompagner, le lendemain, de Doliprane ou d'Advil.
Merci Julie et Tony;-)
mercredi 4 juin 2008
Hymen or not hymen?
Est-ce que vous avez entendu parler de la fameuse affaire d'annulation de mariage à Lille parce que la fille a menti sur sa virginité? Si vous n'êtes pas en France, peut-être pas. Sur Facebook, un groupe s'est créé, qui s'appelle "Je demande l'annulation du mariage: mon mec m'a promis 22 cm". Au moins un rayon de soleil dans cette histoire sordide vieille comme le monde entre les hommes et les femmes.
Supposée être vierge le jour de ses noces. Selon sa religion, son hymen doit être donc intact. J'assume qu'il ne l'était pas. Mais elle a menti à son mari, AVANT le mariage, ce qui laisse imaginer qu'elle aurait probablement vécu avec cette épée de Damoclès tout le reste de sa vie, et elle lui aurait probablement menti sur pleins d'autres choses. Le mari ayant probablement une vue très étroite du monde occidental, s'il demande l'annulation du mariage parce qu'elle n'était pas vierge, quelle sorte de vie cette femme aurait-elle pu avoir avec lui? Un mariage dure quand même toute une vie, car même si on divorce, cette personne reste quand même dans notre vie même inconsciemment.
Et lui... est-il arrivé puceau au jour de ses noces? Est-ce que c'est nécessaire pour l'homme? Ben non.
Supposée être vierge le jour de ses noces. Selon sa religion, son hymen doit être donc intact. J'assume qu'il ne l'était pas. Mais elle a menti à son mari, AVANT le mariage, ce qui laisse imaginer qu'elle aurait probablement vécu avec cette épée de Damoclès tout le reste de sa vie, et elle lui aurait probablement menti sur pleins d'autres choses. Le mari ayant probablement une vue très étroite du monde occidental, s'il demande l'annulation du mariage parce qu'elle n'était pas vierge, quelle sorte de vie cette femme aurait-elle pu avoir avec lui? Un mariage dure quand même toute une vie, car même si on divorce, cette personne reste quand même dans notre vie même inconsciemment.
Et lui... est-il arrivé puceau au jour de ses noces? Est-ce que c'est nécessaire pour l'homme? Ben non.
lundi 5 mai 2008
Débordée
Tel le soleil de retour dans nos vies et qui a fait fondre le gel des mes activités, je suis débordée et pleine de projets. Les 24 heures d'une journée ne sont pas assez, surtout que j'ai de la famille à Paris donc je dois m'occuper. Ca fait beaucoup.
Je vous promet un retour sur ce blog rapidement.
En attendant, une photo que j'ai prise au Luxembourg récemment. Pour faire honneur au printemps.
A bientôt.
mardi 15 avril 2008
La grenouille

SOMMES-NOUS DEJA A MOITIE "CUITS" d'Olivier Clerc
Olivier Clerc, écrivain et philosophe, a envoyé un petit conte d'une
grande richesse d'enseignement. Il s'agit du principe de la grenouille
chauffée.
Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage
tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau
chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela
plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un
peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne
s'affole pas pour autant..
L'eau est cette fois vraiment chaude.. La grenouille commence à trouver
cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne
fait rien.
La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout
simplement finir par cuire et mourir.
Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°,
elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait
éjectée aussitôt de la marmite.
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une
manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la
plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques
décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous
habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou
40 ans, ont été peu à peu banalisés, édulcorées, et nous dérangent
mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés
individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la
beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement
avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des
réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement
le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire dramatique.
Le gavage permanent d'informations de la part des média sature les
cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...
Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain,
là, c'est pour aujourd'hui.
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuite,
donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.
lundi 17 mars 2008
Polars au Nutella

Après une semaine absolument pathétique, voire répétitions par dessus la tête, passage au tribunal et accident mineur de scooter, quel meilleur moyen de vraiment lâcher son stress qu'un brownies au Nutella et un bon thé Mariage. C'est ainsi que j'ai passé mon dimanche, la trilogie de Stieg Larsson en main, mon fauteuil en cuir et le brownie dans la bouche. Tout cela, vous vous en doutez bien, m'a foncièrement réconcilié avec la vie.
Je baigne dans les polars depuis toute petite, je me souviens d'avoir une dizaine d'année quand je me présentais à mon cours de piano aux Ursulines de Québec, partition de Mozart sous le bras et roman d'Agatha Christie dans la main, et ma charmante professeur de piano me disait que ces bouquins causeraient ma perte, voire mon suicide. Bon, ça ne m'a pas empêché de continuer mon amour pour le gore, le mystère et la peur, et toutes ces années plus tard, je suis toujours amoureuse d'un bon thriller, soigné et intelligent. Cela me mène dans des endroits où je n'irais jamais, et provoque chez moi une catharsis: la purgation de mes passions par le moyen d'une représentation dramatique. J'adore.A part l'oeuvre d'Agatha Christie, accessible en étant jeune, j'ai longuement lu les auteurs américains: Stephen King, James Herbert, Patricia Cornwell, Kathy Reichs, James Patterson, Dennis Lehane, James Ellroy. Puis quelques auteurs français ont commencé à me passionner: Jean-Christophe Grangé, Maxime Chattam et le québécois Patrick Senecal, que je considère un monument du genre. Et puis voilà, ces auteurs scandinaves, Henning Mankell en premier, puis Arnaldur Indriason dont la "Femme en vert" me trouble encore et maintenant Stieg Larsson, dont la trilogie Millénium restera sa seule et ultime oeuvre vu que l'auteur décéda peu de temps après avoir livré son manuscrit à l'éditeur. Tout ça pour en venir à mes brownies au Nutella, faits hier... accompagné de mon cher thé Marco Polo et... Stieg.
BROWNIES AU NUTELLA
Ingrédients:
-150g de farine
-200g de Nutella
-2 oeufs
-125g de noix concassées (noisettes ou noix de pécans)
-1 sachet de sucre vanillé
-1 sachet de levure en poudre
Préchauffer le four à 180°C, beurrez un moule carré ou rond (perso, j'utilise les moules en silicone).
Réchauffer le pot de Nutella au micro-ondes afin qu'il ramollisse.
Battre les oeufs, et en mélangeant ajouter la farine, le sucre vanillé, la levure et les noix.
Verser la préparation dans le moule et faites cuire 25 minutes, en surveillant la cuisson.
Laissez refroidir et saupoudrez de sucre glace.
Servir tiède, avec un thé ou un verre de Brouilly.(dépendant de l'heure!)
N'ajoutez pas de beurre, le Nutella est assez gras.
Enjoy!
mercredi 27 février 2008
Arrête tes salades!
En France, en ce moment, les prix n'arrêtent pas de grimper, notamment dans le secteur alimentaire. Vous rendez-vous compte qu'une simple salade coûte 15 centimes d'Euro et que les supermarchés nous la revendent 1 Euro, voir 1,50? Je trouve ça indignant, surtout que notre cher président sarkozy (je fais exprès de ne pas mettre de majuscule) nous avait "promis" une augmentation substantielle de notre pouvoir d'achat, et bizarrement, les prix ne font qu'augmenter. Mmmmmmm. Sur ce, j'ai décidé de faire cette note sur ma salade préférée, la salade César au poulet grillé. ( car tant qu'à dépenser pour une salade, autant qu'elle soit gourmande!) Un must de nos dimanches midis printaniers, et vu que ça sent le printemps, l'envie de manger les tomates et les salades de la rue Mouffetard me remplit de joie, le soleil est là, il fait beau, c'est BON!
La salade César au poulet (pour 3-4 personnes)
Préparation: 30 minutes
I laitue romaine
125 g de pancetta (ou bacon)
Sel d'ail ou ail lyophilisé
2 oeufs (très frais)
3 c. table de jus de citron
125 ml d'huile d'olive
2 c. table de sauce Worcestershire
Sel et poivre
2 filets d'anchois (optionnel)
1 morceau de parmesan ou de grana padano (mon préféré)
1/2 baguette (d'hier)
250 g de beurre doux
2 bons filets de poulet, coupés en lamelles
Dans une grande poêle, à feu doux, mettre le beurre, une fois fondu sans brunir, ajouter la baguette coupée en cubes de 1 à 2 cm. Saupoudrer de sel d'ail. Réserver.
Pendant ce temps, dans une autre poêle, faire revenir la pancetta jusqu'à ce qu'elle soit dorée. Réserver.
Dans cette même poêle, faire griller le poulet. Réserver.
Dans un grand bol à salade, mélanger les jaunes des 2 oeufs, le jus de citron, la sauce Worcestershire et ajouter l'huile d'olive en filet tout en mélangeant. Saler et poivrer.
Ajouter la romaine en morceaux. Déposer les filets d'anchois, les lamelles de poulet, les croûtons et la pancetta. Juste avant de servir, râper le fromage et bien mélanger la salade, en raclant la vinaigrette dans le fond.
Un délice.
Attention: les membres de votre famille, au cours de la préparation de cette salade, ne cesseront de venir en cuisine, vous piquer les croûtons de pain à l'ail. En faire un tout petit peu plus, car vous vous retrouverez sans croûton...
jeudi 21 février 2008
Ca nivelle par le bas mais...

Ca nivelle par le bas
Me rendant l’autre jour à l’Agence pour l’emploi pour voir si certains postes de professeur de musique et de chanteuse lyrique étaient disponibles dans la région parisienne, la dame qui me passe l’entretien me dit : « Oh vous savez, nous ne sommes plus dans les années cinquante ! » - PARDOOOOOOOOOOON ? Oui, qu’elle me dit, vous savez, la culture d’aujourd’hui se résume à des professeurs de chant populaire car TOUT LE MONDE veut rentrer à la Star Academy. C’est ça qui marche aujourd’hui. On a donc rien pour vous. »
Je me suis presque étouffée sur mon Frappucino. Tout le monde veut entrer à la Star Ac ? Alors je dois vivre dans un monde totalement décalé. Un monde où je vois des tonnes de jeunes au Conservatoire se balader avec leurs partitions de violon et de piano. Un monde où je vois des tas de chanteuses faire des auditions pour rentrer à Radio France. Un monde où ma fille dans son bain chante l’air de la Reine de la Nuit à sa Barbie. Un monde où, sur Arte, on a pu voir deux dimanches de suite, un merveilleux documentaire sur le chef de chœur Laurence Equilbey et Accentus. Un monde où lorsqu’on pénètre à la FNAC, tous les écouteurs disponibles pour entendre les nouveaux enregistrements classiques qui cartonnent sont pris , non pas par des vieux, mais par des gens de tout âge. Un monde où il n’y a plus de billets depuis belle lurette pour entendre Jessye Norman à Pleyel. Un monde où on crée constamment, des musiques, des interprétations. Un monde où tous mes choristes viennent aux répétitions du mardi faire du Mendelssohn, du Byrd, du Haendel et de Lotti pour sortir de leur grigri routinier et se sentir élevés par cette musique d’une beauté à pleurer.
Chère Madame, si vous me lisez, je veux vous dire une chose que je n’ai pas pu vous dire au moment où je vous ai vue.
Vous croyez que ça nivelle par le bas. Soit. Mais ne venez pas essayer de me faire croire à MOI une chose aussi sordide. La musique « classique » n’est pas obsolète comme vous le pensez. Elle est en plein effervescence, grâce à certains interprètes « cross-over » qui ont eu le mérite d’avoir une publicité tellement énorme, que tout le monde « populaire » sait les reconnaître … qui ne connaît pas Pavarotti ? Mais à part Big Luciano, il y a des tonnes de musiciens, de chanteurs, d’artistes, qui travaillent avec toute leur âme pour réussir, qui ne laisse pas vraiment la possibilité de faire autre chose, l’art étant un domaine où l’on doit se donner entièrement. Je ne parle pas de ceux qui le font en amateur, et qui respirent de bonheur quand justement ils réussissent à faire un cours de chant dans la semaine et cela leur donne, comme me dit une de mes élèves, « le courage d’affronter le reste du temps ».
Je crois que le véritable problème est que lorsqu’on a pas été baigné dedans quand on était petit, la musique « classique » peut être effectivement dure d’approche. On a peur de se sentir nul ; on a peur que quelqu’un d’autre se fout de nous. On craint de ne rien y comprendre. Mais il n’y a rien à comprendre. Mais tout à sentir. Si vous lisez « a soprano in Paris » alors que c’est le mot soprano qui vous a amené jusqu’à moi, je ne fais pas de souci pour vous. Mais les autres, ceux qui ne savent pas, je vous mets au défi d’aller dans un magasin de musique, n’importe lequel, et de demander qu’on vous fasse écouter avec les écouteurs du magasin les premières mesures de « Spem in Alium » chanté par les Tallis Scholars.
Autre expérience, essayez d’écouter les 2 mélodies « jouées en même temps » dans les premières minutes du 2e mouvement de la Symphonie no. 7 de Beethoven. Vous comprendrez peut-être de quoi je parle.
C’est vrai que la plupart des jeunes d’aujourd’hui est plus intéressée aux déboires de Paris Hilton et à American Idol. Mais il ne faut jamais, JAMAIS oublier, qu’il y a les autres. Et cette différence crée l’ivresse
vendredi 25 janvier 2008
Pauvre Heath!

Malgré le soleil qui plombe par une magnifique journée de janvier (oui, ça existe!), je suis sous la couette, un océan de kleenex m'entourant, bouteille d'eau citronnée à la main, le front dans un nuage de coton, et que puis-je faire d'autre sauf regarder les nouvelles sur internet, jouer au Scrabble sur Facebook, regarder des vieux épisodes de Sex and the City et des films que je veux voir depuis des mois?
Commençons par le commencement: Heath Ledger.
Quel choc. Ca me choque toujours de voir des acteurs talentueux qui meurent comme ça, du jour au lendemain, la trentaine même pas encore entamée. Apparemment il aurait fait une overdose de pilules prescrites par un médecin, il ne pouvait pas dormir et errait les rues de Central Park. Il jouait même aux échecs avec des gens très tôt le matin dans le parc. Bizarrement, j'ai vu la bande-annonce du prochain Batman il y a une semaine où il y joue le rôle du Joker. Et il m'a vraiment mais VRAIMENT impressionnée. De peur. Il est terrifiant dans ce film, il m'a foutu les boules grave. Avant qu'il ne meure dans ces circonstances suspectes, Jack Nicholson qui avait aussi joué le joker dans les précédents films de Batman (nettement moins bons à mes yeux) l'aurait "averti". Averti de quoi? Nicholson ne le dit pas. Il lui a parlé du rôle du Joker, et l'a "averti". Ca fait froid dans le dos non?
Heath Ledger laisse dans le deuil sa copine avec qui il s'était séparé en Septembre dernier et une petite fille trop mignonne de 2 ans.
Durant donc cette période "sous la couette", j'ai vu 2 films absolument top:
"Walk the line". je ne suis pas fan de Johnny Cash même si ma couleur préférée est le noir, mais on m'avait dit que c'était très bon. J'ai été complètement ravie par ce film, surtout par Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon qui méritent amplement leurs Oscars pour ces 2 rôles. Dès le début, les rythmes de la guitare dans la prison de Folsom, l'électricité se fait sentir, puis on retourne à son enfance, sa montée glorieuse, sa rencontre avec la femme de sa vie qui sera son pilier. Ca m'a donné envie de fouiller internet pour voir les photos des vrais Johnny and June, d'écouter leur musique, d'en connaître un peu plus. Johhny Cash est mort en 2003, 4 mois après la mort de sa femme. Ca m'a rappellé Fellini, qui est mort que 2 mois après sa femme Giuletta Masina. Il y a vraiment des couples magiques, dont l'amour, malgré la routine, ne cesse jamais de croître. Jusqu'à ce la mort les sépare. Pas.
Deuxième film charnière de ma semaine: "La vie des autres". Tout le monde en a parlé. Tout le monde en a dit du bien. C'est comme pour "Walk the line", je me méfie toujours des films aux critiques dithyrambiques. Et bien encore une bonne surprise, ce film, d'une rare sobriété, est joué par des acteurs excellents (pour une film allemand c'est rare... est-ce que mes amis canadiens connaissent "Derrick"?) Bref, un film sur la Stasi au temps de la RDA avant la chute du mur de Berlin, la paranoïa, le socialisme, le communisme, l'envie de rébellion, de la communication, l'envie de liberté. On ne peut pas s'imaginer ce que c'était avant la chute du mur, personnellement, je n'y avais jamais vraiment songé! Mais ce film nous fait refléter sur notre vie d'aujourd'hui, nos avantages qu'on ne cesse de prendre pour acquis et qui pourraient disparaître du jour au lendemain... Dans la série "je regarde des films avec des gens qui sont morts tout de suite après la sortie du film", l'agent de la Stasi, l'acteur principal du film Ulrich Mühe est mort d'un cancer quelques mois après la sortie du film. La dernière scène est magnifique, le regard dans ses yeux est ... indescriptible.
Bon, je ne suis pas devenue accro au cinéma, je sais que je ne parle que de films depuis le mois de Janvier. Je retourne à mes amours, la cuisine, dans la prochaine note. A bientôt.
mercredi 23 janvier 2008
JUNO

Les contes de fée m'ont toujours fait rêver, et je sais qu'ils existent!
Une fille nommée Diablo Cody était stripteaseuse aux USA il y a 3 ans. Elle a commencé à écrire un blog dans lequel elle racontait son quotidien. Un jour, elle reçoit l'appel d'un producteur d'Hollywood qui est intéressé par ses "aventures" et veut la rencontrer. Il lui propose d'écrire un scénario. Diablo, complètement néophyte dans le domaine, va à la bibliothèque du coin se procurer des tonnes de scénarios pour y comprendre l'écriture et sa forme. Quelques semaines plus tard, elle revenait avec l'écriture de JUNO.
Le rôle principal est tenu par la Canadienne Ellen Page, que j'avais personnellement vue dans "Hard Candy" et qui m'avait impressionnée. C'est l'histoire d'une ado qui devient enceinte et qui cherche des parents pour son bébé. (Non, je n'emmènerai pas ma fille de 7 ans le voir... déjà qu'elle me parle de SEXE AYAYAYE!!!) Le film a reçu une longue standing ovation au Festival de Toronto et a décroché le prix du Festival di Roma. Je crois qu'il vaut définitivement le coup d'oeil et il sort sur nos écrans français le 6 février.
J'aime beaucoup ce genre de films "underdog" genre "Little Miss Sunshine" où le casting est pratiquement inconnu, mais on se rend compte qu'on peut survivre sans un Tom Cruise ou Julia Roberts. (même si je voue un culte à Julia Roberts depuis "Closer")
Bon, voilà pour aujourd'hui, Sylvie arrête de râler BON DIEU, oui, je vais écrire plus souvent, mais je suis débordée en ce moment; j'ai commencé à diriger une chorale, ça demande vraiment beaucoup de travail et de concentration mais c'est un super challenge, j'adore!
J'irai aussi en Côte d'Ivoire prochainement, je vous promets un super reportage avec des photos géniales!!
A bientôt! (demain?)
jeudi 10 janvier 2008
Waitress

Tranquillement assise dans mon fauteuil club en cuir par un après-midi pluvieux de Janvier, comme seul Paris sait les faire, je n'avais envie de rien faire. Légèrement déprimée et fatiguée par manque de vitamine D (hello sun, where the hell are you?), je fis ce que tout le monde redoute de faire sans une tonne de culpabilité, j'appuyai sur la manette de mon media center, ouvrit la télé, et hop! je me suis enfilée un film de 1h 48 en pleine journée. Un thé Marco Polo de chez Mariage Frères et c'était le bonheur total.
Je voulais un film pas trop engageant, pas de violence, de morts, de vampires ou d'intrigue psychologique d'espions durant la guerre froide. J'optai donc pour "Waitress" un film vraiment touchant d'une cinéaste américaine Adrienne Shelly, qui joue le rôle d'une des serveuses dans le film, et qui aurait eu une jolie carrière devant elle, si elle n'avait pas été sauvagement assassiné par un immigrant vénézuélien illégal aux USA, quelques jours après avoir fini son film. (Il l'a tué puis il l'a pendue avec son drap dans la douche en laissant croire à un suicide...) Bref, j'avais lu des critiques pas mal sur ce film et je dois dire qu'il m'a vraiment plu.
"Jenna, serveuse favorite chez Joe's Diner, est aussi appréciée des clients pour son gracieux sourire que pour ses succulentes tartes. Moins heureuse en amour, Jenna est affligée d'un mari comme on n'en fait presque plus : Earl.
Un beau matin, Jenna découvre avec horreur qu'elle est tombée enceinte de cet homme. Elle se rend alors chez le nouveau gynécologue de sa petite ville, le timide et charmant Docteur Pomatter... dont elle tombe immédiatement amoureuse.
S'ensuit une liaison torride, qui compliquera encore un peu plus sa vie. Au fill des semaines, le ventre de la jolie serveuse s'arrondit, et une subtile métamorphose s'opère en elle sous le regard complice de ses collègues et amies Becky et Dawn et de son vieux patron, Joe.
Jenna se découvre des ressources insoupçonnées, un courage, des aptitudes et une faculté de résistance qu'elle ne se connaissait pas. Sa vie semble désormais avoir un sens." (Allociné)
Un joli film, plein de bonne volonté, que je vous conseille chaleureusement. Et qui vous donnera envie de cuisiner des tartes merveilleuses aux noms complètement fous!
jeudi 3 janvier 2008
Mes coups de coeurs 2007 (bons et mauvais)

1. Facebook. Découvert un weekend de Septembre lors d’une crève pas possible, Facebook (ou Fesse-book comme l’appellent certains Français) s’est révélé une obsession dans les premières semaines de ma découverte. J’ai retrouvé plusieurs amis perdus aux quatre coins du monde, puis je communique avec mes anciens collègues en un clin d’œil (plus pratique que le mail) et en plus, j’ai retrouvé un plaisir dément à rejouer au Scrabble, Pac-Man et Mastermind. Et Sudoku. J’adore.
2.Mon boulot de con. (je ne peux révéler l’dentité de l’entreprise les poursuivant judiciairement.) Lorsque j’ai eu du mal à reprendre ma carrière de chanteuse, je me suis dit qu’il fallait absolument me retrouver un « petit boulot » pour pas que je déprime à la maison. Erreur. Je me suis fait violence, à moi, à mon imagination, à mon moi physique et psychique, ordonnée par un chef de la classe d’un mammouth, et ses sbires, l’un souffrant d’un complexe d’infériorité qui le rend méchant, et l’autre, d’un complexe de supériorité qui le rend imbu de lui-même et des capacités, c’est vrai que quand on devient manager après 7 mois de travail parce qu’on plaît à la directrice des ressources humaines, tout est possible. Enfin, tout est terminé, il me reste ma fierté, « my sanity », et plus importants encore, mes amis.
3. L’élection de Nicolas Sarkozy. Bon gré, mal gré, il était loin d’être mon choix. Cependant, il semble prendre tout au sérieux et accomplit plus que n’importe qui, tous partis confondus. Tout ce qu’il accomplit ne va pas dans mon sens, et je n’aime pas le personnage qu’il est, imbu de lui-même, et ce qui me dérange le plus, c’est quand il monte ses épaules accompagné d’un petit sourire narquois. Il me donne vraiment froid dans le dos.
4 . Cécilia Sarkozy. Quelle femme, vraiment. Imagines : tu es aux côtés de ton mari durant toute son ascension dans la vie politique, et là, à l’arrivée au sommet, tu décides que finalement, il n’en vaut vraiment plus la peine, t’en peux plus, tu le quittes, en plein début de mandat présidentiel parce qu’apparemment, tu ne peux plus aller faire tes courses au Monoprix tranquille avec ton fils. C’est géant. (Quelqu’un aurait peut-être pu lui parler de Ooshop ou Telemarket, mais bon, il est trop tard…)
5. Dexter. La série télé la plus décalée de ces dernières années, je kiffe grave. J’attend la 3e saison, désespérée vu que ça ne sera pas avant Septembre 2008… et attendant, je me console avec les livres.
6. Pierre Hermé. Que voulez-vous, il est aussi sympathique qu'une bouteille de lait expirée depuis 3 mois, mais il est un génie de la pâtisserie. Je te pardonne Pierre. Mais continue à faire ton cheesecake, tes macarons figue, églantine et foie gras et ton Ispahan. Please.
7. Le site de Deutsche Gramophon. MON DIEU ! Férue de classique, j’ai découvert la caverne d’Ali Baba en matière de musique classique à télécharger. Un vrai bonheur.
8.Le Blog de la méchante. Un délice à lire, j’adore.
9. Les Desperate Housewives. Marc Cherry est un Dieu. Je suis toujours obnubilée par Carrie Bradshaw, Miranda, Samantha et Charlotte, et suis totalement enivrée par l’attente du film qui sortira cet été, mais de retrouver Bree, Lynette, Gabrielle et Susan chaque semaine, c’est une brise d’air chaud dans un monde surgelé. Cucu, mais vrai ! Que se p assera-t-il après la tornade ? Les enfants sont-ils morts ? Tom ? Qu’arrivera-t-il à Carlos et Gabrielle ? Et Mike !! MIKE !! Arrête de prendre tes pilules ! Bon j’arrête.
10. La cigarette. ET OUI ! Fini les cigarettes dans les endroits publics. YOUPPI ! je sais que beaucoup de mes copains et copines vont me détester, mais bon, il faut comprendre : je n’ai jamais fumé, je n’ai jamais essayé, ça me dégoûte franchement. Ma mère en est morte, mon grand-père en est mort, et en plus, y a pas plus dégueulasse qu’un cendrier aux mégots froids. Un soir, j’étais à une méga-fête à Londres, et un copine à moi avait soif, on avait plus rien à boire, elle prit un Coca sur un table (à 4 h du mat’, on regarde pas à qui c’est) et elle en prit une grosse lampée. C’était devenu un cendrier, donc dans la gorge lui tomba 6 mégots de cigarettes froids, et quantité énorme de cendres. Voilà … Bon courage à tous ceux qui ont pris la résolution d’arrêter, c’est géant.
Je souhaite une très bonne année 2008 à tous mes amis, lecteurs, collègues, famille, et j’espère qu’elle sera fabuleuse !
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